L’âme en séminaire (pour une science de l’Esprit)

« Sans invisible, nous ne verrions rien, nous serions dans le noir complet » C. Bobin

"une méthode qui s'accorde sur la petite œuvre mais non sur la grande a définitivement commencé par le mauvais bout.... Il semble que l'histoire nous enseigne que le banal peut être compris comme une réduction de l'exceptionnel mais que l'exceptionnel ne peut être compris par l'amplification du banal. À la fois logiquement et par le principe de la causalité, l'exceptionnel est crucial car il introduit (même si cela apparaît étrange) la catégorie qui permet la plus grande vue d'ensemble." Edgard Wind, "An Observation on Method"

À la suite d'un colloque qui s'est donné à Marrakech au début du mois de juin 2008, Jacques Daignault et Mire-ô Mustapha Tremblay ont eu l'idée de s'offrir un séminaire sur l'âme. Ce thème venait d'être abordé par Mustapha lors du congrès mondial sur la mondialisation et l'éducation et il voulait approfondir ce qu'il arrivait à peine à saisir. Nous vous convions donc à ce séminaire qui se veut d'abord et avant tout une belle occasion pour un échange inspirant.

Pour approcher une compréhension de l’âme, il faut être près à faire le deuil de son immortalité. Réveillez en soi la dimension d’éternité sans devenir frigide ni égliser (si possible) peut être un atout intéressant mais ne sera pas exigé.

Cette invitation s'adresse d'abord aux étudiants de psychosociologie (bac et maîtrise) ainsi qu’à tout son corps professoral (professeur régulier et chargés de cours). Comme ce cercle a aussi beaucoup d'amis, ils sont les bienvenus.

Il a lieu les samedi et dimanche 8 et 9 novembre prochain: salle D 340 (UQAR) Horaire: Samedi : 9.00 - 17.00 Dimanche: 10.00 am - 13.00pm

Veuillez confirmer votre présence en informant Linda Lebel, secrétaire au Département de psychosociologie et travail social, 723-1986, poste : 1647

Documents de Jacques

La citation du matin ....

Que nous dit en effet l’expérience ? Elle nous montre que la vie de l’âme ou, si vous aimez mieux, la vie de la conscience, est liée à la vie du corps, qu’il y a solidarité entre elles, rien de plus. Mais ce point n’a jamais été contesté par personne, et il y a loin de là à soutenir que le cérébral est l’équivalent du mental, qu’on pourrait lire dans un cerveau tout ce qui se passe dans la conscience correspondante. Un vêtement est solidaire du clou auquel il est accroché ; il tombe si l’on arrache le clou ; il oscille si le clou remue ; il se troue, il se déchire si la tête du clou est trop pointue ; il ne s’ensuit pas que chaque détail du clou corresponde à un détail du vêtement, ni que le clou soit l’équivalent du vêtement ; encore moins s’ensuit-il que le clou et le vêtement soient la même chose. Ainsi, la conscience est incontestablement accrochée à un cerveau mais il ne résulte nullement de là que le cerveau dessine tout le détail de la conscience, ni que la conscience soit une fonction du cerveau. Tout ce que l’observation, l’expérience, et par conséquent la science nous permettent d’affirmer, c’est l’existence d’une certaine relation entre le cerveau et la conscience. (H. Bergson)

Trois lettres de Bergson à Deleuze

http://ciepfc.rhapsodyk.net/article.php3?id_article=197

Documents de Mire-ô

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